lundi 18 février 2008

.LES FAUSSAIRES

(sorti en salles le 06.02.08)

Ou comment les nazis ont mis sur pied un plan visant à installer et utiliser secrètement dans un camp de concentration des juifs triés sur le volet afin de fabriquer de la fausse monnaie anglaise et américaine qui aurait été injectée dans le système économique de ces 2 pays afin de les asphyxier ; le tout plus ou moins chapeauté par un nouveau déporté qui exerçait déjà ses talents de faussaire à Berlin avant-guerre.
Courage ou couardise (l'un et l'autre ne se trouvant pas forcément là où l'on pourrait s'y attendre) devant le danger d'être l'un des prochains exécutés, volonté de dénonciation pour sauver sa peau et la question lancinante : peut-on collaborer au travail de sape nazi pour sauver sa peau et avoir quelques menus avantages lorsque vos semblables -qui n'ont pas la "chance" d'avoir eu un métier en rapport proche avec l'imprimerie- meurent dans les baraquements voisins mais en permettant ainsi d'éviter le pire à des compagnons d'infortune ; ou bien faut-il saboter de l'intérieur avec le risque de représailles immédiates sur votre personne et vos camarades ?
Pas mal de situations sont décrites avec réalisme, sans a priori, ni parti pris.
Il n'y a que les allemands qui pouvaient faire un film sur ce sujet et on doit leur en savoir gré, c'est une réussite et l'acteur principal -comme les autres d'ailleurs- jouent "juste".

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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

vendredi 15 février 2008

.JUNO

(sorti en salles le 06.02.08)

Ou comment Juno, ado de 16 ans, délurée autant qu'elle est naïve se retrouve enceinte et doit affronter -avec l'aide d'une très bonne copine- la situation du "et maintenant" après avoir affronté son père, sa belle-mère ainsi que les regards de tous les camarades de collège.
Pas du tout découragée, elle se met illico en quête de parents adoptifs (après avoir pensé à l'IVG..) ; mais si le couple sur lequel elle a porté son choix peut craindre que Juno se "désiste", cette dernière risque de comprendre que l'inverse peut également être vrai.
Mais tout est bien qui finit bien : plus mature qu'on ne le pense au départ, elle comprend que l'amour de sa vie est celui à qui elle a forcé un peu la main (même s'il n'a pas trop "assuré" durant les 9 mois qui en ont découlés...)... et débarrassée de son "fardeau", elle reprend une vie de collégienne rangée.
C'est jeune et frais, ça doit beaucoup à la jeune actrice Ellen Page et à son interprétation de Juno pour laquelle de nombreux buzzs la voient quasi-oscarisée (ce qui -même mérité- est un peu excessif).
Urgent contre la morosité ambiante.

----- AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

mercredi 13 février 2008

.NOS SOUVENIRS BRÛLÉS

(film sorti en salles le 30.01.08)

Ou comment le décès brutal de Brian -père et mari modèles- oblige Audrey (son épouse) et le meilleur ami (junkie) du défunt à se rapprocher et à s'épauler : elle en aidant l'homme -dont elle détestait la seule évocation- à se sortir de son "héroïnomanie", et lui en l'aidant à supporter et accepter la mort de l'amour de sa vie.
Le tout ponctué des bas (Audrey finissant par lui reprocher d'être vivant, ce qui entraîne la rechute du "junkie" dans sa drogue) et des hauts (l'une cherchant le pardon en aidant à "bras le corps" l'ami de son mari, celui-ci arrivant à la "rédemption" en prenant sur lui afin d'abandonner définitivement la drogue) de chacun.
Malgré le sujet, le film n'a pas un côté larmoyant trop prononcé.
Le jeu sobre de Halle Berry et Benicio del Toro (les scènes de sevrage sont assez... saisissantes) y contribue, avec en prime un ovni que l'on a sorti de la naphtaline "post X-files" : David Duchovny.
A voir.

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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

lundi 11 février 2008

.CORTEX

(film sorti en salles le 30.01.08)

Ou comment un ancien flic qui pense voir en lui les prémices de l'Alzheimer se décide à rentrer en institution spécialisée ; dans laquelle il va rapidement être confronté à des décès assez... rapprochés parmi les malades.
Ne perdant pas ses réflexes de policier, mais étant victime de pertes de mémoire ; a-t-il raison ou pas de voir dans toutes ces morts des meurtres déguisés ?
Amateur de Sherlock Holmès dont il essaie de mémoriser les dialogues pour que son cerveau se dégrade moins vite, Il s'en convainc définitivement -toujours à tort ?- lorsqu'une pensionnaire dont il s'est amourachée -Carole- trépasse dès le lendemain de leur "aventure" ; mais le fait qu'il parle d'elle comme étant son épouse auprès de son fils tend à démontrer que la maladie commence à faire son oeuvre et exonère le personnel médical.
Chose encore accentuée lorsqu'il se décide à fuguer pour tenter de convaincre son fils qu'il se trame quelque chose.
On finit par se demander si Charles ne veut pas nous emmener dans la paranoia alimentée par son cerveau qui "disjoncte", mais on suit avec délice.
Tout ceci crescendo, avec un André Dussollier magistral jusqu'à l'épilogue qui nous dévoile enfin si le flic (que les collègues surnommaient Cortex lorsqu'il était en service) avait encore "toute sa tête", en rien altérée par sa maladie.

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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

vendredi 8 février 2008

.NO COUNTRY FOR OLD MEN

(film sorti en salles le 23.01.08)
Ou comment un homme en plein désert entre Texas et Mexique découvre par hasard des cadavres (résultat de règlements de compte entre bande de dealers) et une mallette contenant 2 millions de dollars qu'il va bien évidemment emporter avec lui, déclenchant ainsi une chaîne incroyable de violence de la part d'un homme entêté -et un peu psychopathe ??- qui lui court après ; eux-mêmes recherchés par un 3è larron payé pour retrouver l'un ou l'autre (les millions à la clé).
Au milieu des cadavres qui jonchent le périple entre frontières texane et mexicaine ; la femme du premier qui risque d'avoir des problèmes par contrecoup, et un vieux shérif désabusé (non, vraiment, ce pays n'est pas/plus fait pour lui...) qui ne se fatigue pas trop pour enquêter sur quoi que ce soit...
La fin est assez... troublante, mais illustre bien le titre du film.
2h durant lesquelles on ne s'ennuie pas, même si l'histoire peut paraître assez mince...

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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

jeudi 7 février 2008

.ANNONCE

Un dysfonctionnement (temporaire ?) empeche l'affichage correct de l'intégralité du post.
Si vous le souhaitez, vous pouvez le trouver là.

.LUST, CAUTION

(film sorti en salles le 16.01.08)
Ou comment une jeune étudiante embrigadée par des camarades d'université plus engagés qu'elle politiquement l'entraînent dans le projet d'élimination d'un ministre chinois travaillant pour l'occupant japonais en 1938 puis, de nouveau en 1941, aidés par une cellule organisée de résistance qui dirige les mêmes jeunes gens.
Si amateurisme et jeunesse vont faire rater l'entreprise en 1938 (et manquer de les faire repérer et arrêter), c'est une haine transformée en passion torride pour "l'homme à abattre" qui la perdra ainsi que ses 5 compagnons du réseau.
Certains diront qu'Ang Lee, après avoir filmé les turpitudes de 2 cow-boys à Brokeback Mountain se vautre dans le "porno chic" avec Lust Caution.
4 ou 5 scènes sont effectivement suffisamment "chaudes" pour valoir l'interdiction aux moins de 12 ans ; mais le plus important est la description de la vie durant la guerre sino-japonaise (futilité des femmes de ministres qui font comme si de rien n'était mais ne détestent pas profiter à l'occasion du marché noir, collaboration, résistance, propagande de l'occupant...).
Rajoutez cette espèce de "syndrome de Stockholm" qui mène une jeune fille (dévouée à la cause jusqu'à offrir ses appâts aussi longtemps que ses camarades n'auront pas estimé le moment idéal et sûr pour frapper) à tomber follement amoureuse de l'ennemi au point de lui sauver la vie.
Leur aventure risque tout de même de mener à la "chute du collabo" car, comme on peut se l'imaginer en pareil cas, l'oppresseur aura su s'en servir sans jamais lui accorder la moindre confiance mais plutôt en surveillant constamment ses faits et gestes. Et avoir une relation plus que suivie avec une fille de la résistance ressemble fort à de la trahison...
Le tout filmé de façon très esthétique, sans sombrer dans la vulgarité.

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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

mardi 5 février 2008

.SWEENEY TODD

(film sorti en salles le 23.01.08)

Sous-titre : le diabolique barbier de Fleet Street.
Ou comment le barbier Benjamin Barker, injustement condamné au bagne par un juge qui lorgne sur sa trop belle épouse, revient à Londres 15 ans plus tard sous un autre nom avec pour seul désir la vengeance, épaulé en cela par une boulangère qui a le béguin pour lui.
Ce film qui donne l'impression -voulue- d'être tourné en noir et blanc tellement les images sont sombres pour coller avec le sujet, soit.
Etant tiré d'une comédie musicale, ça pousse assez souvent la chansonnette et Johnny Depp -ainsi que tous les acteurs qui l'entourent- ont un joli brin de voix, soit.
Mais ça chante beaucoup trop, la musique est trop omniprésente et surtout, le fait que le sang gicle façon grand guignol des dizaines de fois au prétexte que Sweeney Todd doive "se faire la main" sur n'importe quel client en attendant son gros gibier de juge ; ça devient plus que... rasoir.
Et ce ne sont malheureusement pas les à-côtés (matelot amoureux de la fille de Sweeney demandant l'aide du même pour l'arracher aux mains du juge qui l'a adoptée, fabrication maison de tourtes fourrées aux cadavres, rapide chasse-croisé Sweeney/sa fille/son épouse dont on lui a dit qu'elle était morte...) qui vont rendre le tout moins... barbant.
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AVIS : 2 (cf. échelle de notation)

lundi 4 février 2008

.ENFIN VEUVE

(film sorti en salles le 16.01.08)

La question que tout le monde se pose : ce deuxième film d'Isabelle Mergault va-t-il être du même tonneau que Je vous trouve très beau (à savoir une histoire originale, avec des personnages décrits tout en amour, la pointe d'humour/ironie en prime) ?
Autant le dire, le pari est quasi-gagné, même si le jeu des acteurs et l'histoire le placent un peu en dessous de son premier film.
Cette histoire de femme mariée adultère ne serait qu'une banale histoire si son époux n'avait la mauvaise idée de mourir dans un accident de la circulation et si tout l'accent n'était mis sur l'étouffement que ressent Anne-Marie lorsque toute sa famille débarque pour "l'entourer de son affection" ; rendant impossible la moindre rencontre furtive avec l'amant Léo.
Peinture un peu corrosive de "vrais gens" pas glamour du tout, bonnes réparties verbales ; le tout enrobé de la "patte" humoristique -mais pas trop- de la réalisatrice qui connait son affaire.
Le tout porté par des acteurs de renom ou de second plan (Valérie Mairesse, Eva Darlan, Claire Nebout, Jacques Gamblin...), tous impeccables (hormis Laroque qui en fait un peu trop par moments...)
Recommandable.
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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

jeudi 31 janvier 2008

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.01.08

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de janvier 2008 :

.MA VIE N'EST PAS UNE COMEDIE ROMANTIQUE
.GONE BABY GONE
.LA VISITE DE LA FANFARE
.HITMAN
.ACTRICES
.IT'S A FREE WORLD
.LA CLEF
.XXY
.DANTE 01
.LE TUEUR
.DETENTION SECRETE
.REVIENS-MOI
.LIVE !
.LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON
.QUATRE MINUTES
.SMILEY FACE
et que vous pouvez retrouver là .
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.SMILEY FACE

(film sorti en salles le 16.01.08)
La blonde Anna Faris (vue dans Scary Movie) jouant encore les parfaites godiches, on peut d'abord craindre le pire avec ce film.
Mais, alors que dans Scary Movie, elle était gourde de naissance, ici elle le devient après avoir fumé (un peu) et mangé tous les gâteaux (au goût d'herbe très prononcé) confectionnés par son co-locataire.
Lorsqu'elle doit sortir pour se rendre à une audition (entre autres...) ; c'est le début d'aventures rocambolesques qui n'ont vraiment ni queue ni tête, mais l'on se prend malgré tout à rire (bien qu'il n'y ait aucune parodie de films...), les blagues n'étant pas systématiquement nivelées par le bas comme on n'avait pu en être témoins (et victimes !!) dans le dernier opus de Scary Movie.
Au final ; on s'est pris à sourire à certaines situations ou à rire niaisement dans d'autres (comme si on avait mangé un gâteau en compagnie de notre héroïne...) mais on n'a pas visionné un chef-d'oeuvre (qui l'eut crû ?)
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AVIS : 2 (cf. échelle de notation)

mardi 29 janvier 2008

.QUATRE MINUTES

(film sorti en salles le 16.01.08)

Une jeune détenue auto-destructrice (casser le nez d'un surveillant stupide et laisser à moitié morte la co-détenue qui se prend pour la chef, ça vaut quelques inimitiés dont elle semble "se foutre royalement") a un don pour le piano qu'une vieille prof va essayer d'épanouir, avec comme objectif ultime un prestigieux concours de musique classsique pour virtuoses de moins de 21 ans.
Apprivoisement de ces 2 êtres (pas si opposés) en milieu carcéral ; au cours duquel la prisonnière livrera quelques démons de son passé, tout comme la prof avec sa passion (un peu "wagnérienne") pour une jeune juive sous le régime nazi.
Les 2 puisant leur désir de vivre à travers l'autre.
Pour la jeune virtuose : 4 en cellules lorsqu'elle est "livrée en patûre" à trois autres détenues qui la détestent, 4mn pour gagner la finale.
Pour la prof de piano : 4 février, date de la mort de son amour de jeunesse...
Le renouveau du cinéma allemand, balbutiant avec Good bye Lenine, visible avec La vie des autres et désormais chose faite.
Un bon bol d'air dans le monde du cinéma ; des rôles forts tenus par 2 actrices magistrales.
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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

lundi 28 janvier 2008

.LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON

(film sorti en salles le 16.01.08)

Dans les années 80 ; prenez un député texan amateur de jolies filles et de whisky, une milliardaire frivole "branchée religion", un agent de la CIA un peu au placard qui projettent rien de moins que d'aider les Afghans à se libérer des soviétiques à coup de millions de dollars, avec l'appui de la sous-commission (où siège Wilson) et l'alliance plutôt étrange de frères ennemis israélien, égyptien, pakistanais et afghan pour fournir et passer aux "résistants" tous types d'armes en mesure de pulvériser hélicoptères et chars blindés de l'URSS.
Activer ses connaissances (en fait, leur rappeler qu'ils vous doivent un service depuis que votre vote leur fut décisif), financer -en partie avec des fonds secrets- des opposants à vos ennemis communistes sans que cela se sache pour ne pas mouiller les USA, intérêt de certain(e)s à appuyer ce projet un peu fou, sens géopolitique aigü (?) pour d'autres qui préfèrent que la situation ne bouge pas.
Ces derniers avaient raison puisque dans la réalité -comme évoqué du bout des lèvres à la fin du film- les opprimés deviendront rapidement des oppresseurs et surtout utiliseront tout cet arsenal dernier cri pour le retourner contre les états-unis (satan impérialiste s'il en est...)
Une fois de plus basé sur une histoire vraie ; ce film ne se veut pas pesant malgré le sujet, et c'est plutôt réussi avec des réparties qui fusent au bon moment et un trio du tonnerre : Julia Roberts, Tom Hanks (également producteur) et Philip Seymour Hoffman ; même si -nationalité américaine oblige- on n'évite pas le poncif réducteur se résumant par : tout le moyen-orient musulman = axe du mal...
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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

vendredi 25 janvier 2008

.LIVE !

(film sorti en salles le 23.01.08)

Jouer à la roulette russe en direct devant les caméras et 5 chèques de 5 millions de dollars à la clé aux gagnants qui auront tiré une balle à blanc, ça vous tente ??
Filmé d'abord comme un "making-off" de l'émission "Live !" ; on assiste aux cogitations de l'équipe sur un nouveau concept qui drainera l'audience nécessaire pour attirer la pub ; les difficultés à convaincre annonceurs (!!), membres de la FCC (équivalent du CSA) et dirigeants de la chaine de diffuser l'émission tout en forçant la main de tous en commençant le "casting" ; puis la présentation des 6 "candidats" sous forme de petits portraits vidéos qui seront passés durant le programme pour en rallonger la durée (et donc les rentrées publicitaires).
Vient ensuite la phase où l'on est transformé "de force" en téléspectateur assistant à l'émission en direct ; on ne peut alors -normalement- s'empêcher de ressentir un certain malaise grandissant, mais c'est le but.
Le drame (ou l'intérêt, c'est selon...) arrive enfin ; mais la productrice s'en mordra bien vite les doigts, même si tous ceux qui gravitent dans le télé business nient le corollaire qui peut exister entre une certaine violence de tous les jours et des programmes TV trop agressifs.
Ce film montre bien les dérives -bientôt sans limite (?!)- d'une télé-réalité avide d'audience à tout prix, y compris celui de la vie.
Un petit bijou qui va droit au but, produit et joué par Eva Mendes.
Il n'y a plus qu'à espérer que ce pilote ne se transforme pas un jour en réalité dans une grille de programme...
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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

mercredi 23 janvier 2008

.REVIENS-MOI

(film sorti en salles le 09.01.08)

Eté 1935 : un jeu anodin entre 2 étudiants (Cécilia la fille du maître du manoir et Robbie le fils d'une domestique faisant office de jardinier) est l'objet d'un quiproquo pour la soeur de l'ainée, Briony qui regardait par la fenêtre.
Ajoutez-y la lecture par cette dernière d'un billet (cacheté pourtant) assez crû de Robbie à Cecilia, puis la découverte des mêmes dans une posture sans équivoque dans la bibliothèque.
Saupoudrez le tout du viol de la cousine dans le domaine au cours de la soirée et d'une jalousie amoureuse de la part de Briony (13 ans) ; cela suffit à celle-ci pour dénoncer Robbie comme l'agresseur auprès de la police et lui valoir de bonnes années de prison.
Mais la guerre arrive et Robbie à le choix entre le cachot et servir son pays, ce qu'il préfère.
On a alors droit aux périple de Robbie en France avec 2 compagnons d'infortune cherchant à rejoindre le gros de la troupe anglaise, ponctué des permissions de Robbie auprès de sa belle qui l'a toujours su innocent et lui murmure reviens-moi à chaque séparation ; le tout encore entrecoupés de flash-back montrant comment Briony vit avec le remord de sa dénonciation mensongère en jouant à l'infirmière auprès de blessés de guerre.
Presque une heure pour montrer les rouages menant au drame de la séparation des amoureux ; tout le reste n'est que succession de plans -certes très beaux- qui s'étirent comme une guimauve et finissent par ne plus avoir aucune saveur à la fin du film où Briony met un terme à son expiation au crépuscule de sa vie.
Ce film se veut ambitieux, mais le talent des acteurs principaux est tellement dilué par un scénario trop long qu'on est un peu déçu par tant de débauche d'énergie pour un résultat très moyen.
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AVIS : 2 (cf. échelle de notation)